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Les Canadiens restent les principaux acheteurs étrangers de biens immobiliers aux États-Unis, même si les tensions politiques persistent.
Les données NAR montrent que les achats internationaux de maisons aux États-Unis rebondissent fortement, les acheteurs canadiens restant en tête en termes de volume en dollars et de nombre de transactions malgré les frictions tarifaires.
Publié: juillet 19, 2026
Malgré deux années de différends tarifaires et de relations diplomatiques plus fraîches, les Canadiens restent le plus grand groupe unique d'acheteurs étrangers de biens immobiliers résidentiels aux États-Unis. Le rapport le plus récent sur les transactions internationales de l'Association nationale des agents immobiliers a révélé que les acheteurs étrangers ont acheté 78 100 maisons aux États-Unis sur une période de 12 mois, en hausse de 44 % d'une année sur l'autre et la première augmentation annuelle depuis 2017, le volume total en dollars des transactions internationales atteignant environ 56 milliards de dollars.
Les acheteurs canadiens représentaient entre 11 % et 14 % de ce groupe d'acheteurs étrangers selon la mesure utilisée, dépensant environ 6 milliards de dollars ou plus dans des biens immobiliers aux États-Unis, plus que toute autre nationalité même si les acheteurs chinois ont affiché un volume total en dollars plus élevé dans certains cas. Près des deux tiers des acheteurs canadiens ont payé en espèces, la part d'achats en espèces la plus élevée de tous les groupes d'acheteurs étrangers suivis par la NAR, reflétant à la fois la stratégie de change et le profil de l'acheteur canadien typique, souvent un retraité ou un propriétaire de résidence saisonnière plutôt qu'un travailleur en mutation.
La reprise des achats étrangers s'accompagne d'une mise en garde. Les données d'intérêt de recherche provenant des portails immobiliers montrent que l'intérêt des Canadiens pour les biens immobiliers aux États-Unis reste inférieur aux niveaux d'avant les tarifs, même s'il se redresse par rapport à ses creux, les agents signalant une activité renouvelée concentrée sur des favoris traditionnels comme la Floride et l'Arizona plutôt qu'un retour généralisé.
Les agents immobiliers spécialisés dans les clients internationaux affirment que les acheteurs canadiens se montrent plus prudents que lors des cycles précédents, attendant souvent plus longtemps avant de s'engager et négociant plus durement sur le prix. Cependant, avec le Canada représentant un groupe d'acheteurs aussi important et géographiquement proche, la plupart des agences immobilières américaines qui ciblent une clientèle internationale continuent de considérer le contact avec les Canadiens comme une partie essentielle de leur activité, même en pleine période de refroidissement politique actuelle.
Que la demande canadienne se normalise complètement dépendra probablement autant des fluctuations des devises et des relations transfrontalières que des fondamentaux du marché immobilier américain eux-mêmes.