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Le Canada reste officiellement anti-nucléaire, mais les experts affirment que son chemin vers une bombe se raccourcit
Les experts en armes nucléaires affirment que les réacteurs à eau lourde CANDU du Canada et ses vastes réserves d'uranium lui offrent l'un des chemins techniques les plus faciles au monde pour obtenir une arme nucléaire, même si Ottawa maintient son opposition de longue date à de telles armes.
Publié: juillet 28, 2026
Pendant des décennies, la politique officielle du Canada a soutenu que les armes nucléaires ne devraient pas exister, et il n'y a aucun signe que ce principe soit abandonné. Mais les experts en prolifération nucléaire affirment que, pour des raisons historiques et géographiques, le Canada est également l'un des pays non nucléaires du monde ayant le chemin technique le plus facile vers une bombe, grâce à sa conception distinctive de réacteur à eau lourde CANDU.
Contrairement à la plupart des réacteurs du monde, qui utilisent de l'uranium enrichi dans des cœurs scellés, les réacteurs CANDU du Canada fonctionnent à l'uranium naturel non enrichi et se rechargent en continu pendant leur fonctionnement. Des experts, dont le spécialiste des armes nucléaires Steve Fetter, affirment que cette conception facilite la production, et la dissimulation de la production, de plutonium de qualité militaire. L'Inde a utilisé un réacteur à eau lourde fourni par le Canada pour construire sa première arme nucléaire en 1974.
Les analystes notent que le Canada n'a actuellement aucune intention de poursuivre un programme d'armement, et que ses projets de petits réacteurs modulaires et de recherche en enrichissement sont motivés par des objectifs énergétiques et de chaîne d'approvisionnement plutôt que militaires. Cependant, alors que le Canada augmente ses dépenses militaires et explore de nouvelles technologies nucléaires, les experts affirment que le pays est en train d'acquérir discrètement des capacités qui le rapprocheraient davantage d'un seuil potentiel de "rupture" que la plupart des autres États non nucléaires, si son calcul politique venait à changer un jour.